La Compagnie des Gens
Le Radeau Solexine
Textes et Chansons de
Jacques Senelet.
Avec des extraits de Raymond Queneau, Philippe Caubère, Isabelle von Almen, Raymond Cousse, Gérard Odobert...
Sous-titré éclats d'enfance, le spectacle relate avec malice, tendresse, humour, mais sans tabous, le difficile passage de l'enfance à l'adolescence avec son cortège de rêves, de peurs, d'espoirs et d'interrogations.
La représentation fait alterner pièces courtes et chansons dans une évocation impertinente d'une ruralité révolue et cependant si proche, universelle, celle des cigarettes P4, du spoutnik, des baignades sauvages et des cataplasmes à la farine de moutarde.
Le Radeau Solexine invite à naviguer sur le canal buissonnier d'une enfance cocasse, délurée, intranquille et parfois douloureuse.
Un spectacle à rire et à pleurer, à rêver surtout, rêver pour continuer d'avancer.

Juin 1965. Un petit village d’ici ou d’ailleurs.
Les marmots s’ennuient ferme au bord de la mare.
Tant mieux. Ils devront inventer le jeu et fabriquer l’outil du jeu.
L’industrie pétrolière fournit les flotteurs : bidons vides de mélange extra moteur deux temps, spécialement recommandé pour cyclomoteurs à traction avant.
Le lavoir municipal fera un port tout à fait acceptable…
Et bientôt, un soir de gros temps, juste avant Thierry la Fronde, appareille… le Radeau Solexine.
Quarante ans plus tard et des mouillettes, était-ce un soir, était-ce un matin ?... L’image floue du Radeau Solexine refait brusquement surface et, passant au net, s’impose comme prétexte à revisiter les chemins tortueux de l’enfance.
Par un hublot mal fermé de ma mémoire - "honni soit qui mal étanche." - voici donc que s’engouffre en mon dedans, vent arrière, une déferlante de souvenirs aigres-doux, que l’envie me vient de réunir sur le pont du vaisseau théâtre mon équipage de prédilection composé de langues bien pendues et de souffleurs de notes, de convoquer à l’embarquement mes fantômes favoris, ainsi que les dieux lares de mon petit Panthéon portatif, d’ouvrir la malle des rêves enfouis, des hontes bues, des éblouissements juvéniles, des grands élans et des actions mesquines, de mettre en jeu, en théâtre et en chansons, les petits éclats de vie qui ont jalonné le territoire confus et mystérieux de nos commencements afin d’en tirer la matière d’un spectacle à rire et à pleurer, à rêver surtout, rêver pour continuer d’avancer...
La chanson tient une place prépondérante dans le Radeau Solexine, une place d’honneur, ainsi que la musique jouée en direct dans un compagnonnage discret avec les textes créés et rassemblés pour la circonstance.
On a tous en nous quelque chose du Radeau Solexine.
Appareillage.
Jacques Senelet.

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